mardi 12 janvier 2010
intro mémoire ?
Ce temps flottant est en dehors du temps chronologique même s’il en est la condition. C’est la profondeur de l’instant : le temps de l’incertain, ou toutes les issues sont possibles encore. C’est pour moi, le moment ou les gestes des Hommes ne sont que des mouvements, le but n’apparait pas encore, les mouvements semblent gratuits, leur sens nous est insaisissables.
J’ai choisis d’articuler ma recherche sur le corps en mouvement, des corps témoins sur lesquels je cherche l’entre-deux où la gratuité temporaire du geste nous rend visible la grace d’une image qui se transforme.
C’est pour cela que je me suis orienté vers l’image cinématographique. En pensant le cinéma non pas comme moyen narratif, mais comme moyen de représentation d’une image qui mute. La technique cinématographique en elle même est un entre deux. Les images qui la composent, retranscrivent la réalité mais elles transgressent celle ci en même temps qu’elle crée l’illusion du mouvement. En tant que graphiste, mes experimentations extraites de séquence cinématographique reviendront sur les conditions mouvement cinématographique : l’intervalle entre des images fixes, puisque finalement le cinéma c’est de l’animation image par image. Les images prennent leur sens en relation avec un avant et un après. Chacune est la condition invisible de l’impression de continuité de la séquence. Mais une fois encore l’entre deux continu de nous échapper, c’est l’image et sa durée. C’est en quelque chose l’image 3, intervalle de temps qui lie la 1 et la 2 dans notre perception.
Comment alors, rendre visible l’entre deux avec des moyens graphiques, si la séquence le noit et l’immobilité l’annule ?
lundi 14 décembre 2009
C'est ca que j'dis ! c'est plus ca que j'dis
En partant du déséquilibre physique et mental comme instant ou l’on entrevoit dans l’angoisse de la chute ; notre précarité, j’en suis arrivée à voir plutôt cet instant comme celui, plus positif, ou la chute est approchante, mais pas encore effective, l’instant ou tout est encore possible. Tous les dénouements sont encore imaginables.
A partir de cet idée, je m’intéresse de faon plus générale à l’entre-deux, comme temps de flottement.
Il m’apparaît comme un temps différent, presque suspendu ; une profondeur dans l’instant, ou l’on entrevoit les suites possibles et ou des occasions apparaissent. Un temps qui présente même ce qui ne sera pas. Le temps de l’hypothèse.
Comment définir l’entre-deux, peut-il être définit sans les deux états/points/étapes qui l’entourent ?
Et donc peut-il être représenté sans eux. Il est compris entre deux étapes mais peut il être compris sans elles ?
Cerné de part en part, son début et sa fin son extérieur a lui. C’est un temps qui n’est que milieu.
Et qui ne peut être défini qu’une fois terminé.
C’est :
l’indécision, l’hésitation, avant de prendre une décision.
le temps entre la réplique du comédien et les rires de la salles.
le suspense des films.
la perte d’équilibre.
la virgule, puisque c’est un silence entre deux mot
le temps du processus
temps du déplacement, de la transformation.
à la fois furtif et ralenti. Une sorte d’attente instantané.
Je n’arrive pas a y mettre des mots qui vont ensemble puisqu’il est toujours combinaisons de plusieurs.
C’est ce vertige de tout ce qu’il peut être, ce qu’il pourrait annoncer qui m’intéresse, sa multiplicité. Et la difficulté à en rendre compte.
Je m’appuie sur le cinéma : les instants de suspense sont ralentis, le personnage va t’il courir se rattraper, tomber dans le vide où sur un matelas ? être sauvé par quelqu’un ? Le cinéma étire ce temps la pour rendre son intensité.
Mon projet consiste à explorer d’autre moyen pour retranscrire au plus proche ce temps là.
J’aimerais travailler par séquence d’image, animée ou pas, ou l’entre deux sera traitée de manière différente : autre moyen plastique, autre echelle...
Une autre piste que j’aimerais aborder serait de faire des images devant lesquelles nous ne pouvons pas nous determiner. Des images qui provoque l’indécision.
Ce thème étant très liée au temps, et à l’espace puisqu’il implique aussi le déplacement. et le toujours le rapport entre deux choses. Je pensais traiter de l’espace par la scénographie. trouver un systeme, ou il faut aller d’un chose a l’autre, ou voir a travers une autre image pour comprendre l’image.
Je pense faire, dans un premier temps, un livret de description par métaphore ( peut-etre comme la liste au dessus)
illustrée de quelques uns de mes dessins préparatoires.
lundi 9 novembre 2009
Commencement
A ce stade de ma recherche en partant du corps comme signe, et pour recentrer mon projet, j'ai découvert que ce le corps n'est que mon moyen d'expression, ce qui revient dans ma façon de le traiter c'est de figer des mouvements au stade ou il y a perte d'équilibre ou danger pour soi.
Ce moment ou, a cause d'une situation particulière, nous sommes à deux doigt de basculer, de changer d'état. Ca peut etre mentale ou physique, sombrer dans la folie, ou tomber dans l'escalier, déprimer où rater une accrobatie. Il me semble que dans ces instants là, tout est possible, on peut imaginer plusieurs scénarios, le rétablissement, ou la perte de controle. Mais tout ce passe dans ce moment là. Dans la confusion de ce moment j'ai l'impression que nous somme encore plus présent, mobilisés, toute notre energie rassemblée pour éviter la chute.
2 issues sont possibles,
1, la lutte paye, ou la raison l'emporte et notre équilibre se rétablit. Nous réaffirmons notre présence. Toujours là. A nouveau maître de nous même. L'état d'urgence et la lutte sont terminés, la présence se fait moins "militante" Il n'y a plus besoin de se mobiliser pour persister, on est encore là et c'est normal finalement.
2 : on abandonne, la réaction est trop tardive, ou pas assez puissante, on échoue a reprendre la main.on cede et on devient autre chose :
un corps inerte, ou abimé, qui sent son poid non maitrîsé l'attirer vers le sol.
Les larmes qui se faisaient sentir arrivent d'un coup.
l'angoisse nous envahit.
la folie commence a se manifester.
bref peut importe la situation nous sombrons dans ce que nous voulions eviter.
les issus sont peut être moins importantes que l'instant qui va les determiner.
Car il est violent, il y a une urgence, une panique qui nous fait nous rendre compte soudainement de la précarité de notre état.
Un accident survient et il remet en question notre stabilité. Il y a rupture dans le flux de notre état.
Peut être si nous pouvions entendre ce qui se passe a ce moment la à l'interieur de nous, entendrions nous un brouhaha. OU si nous étions un fil, il y aurait un noeud ?
Je délire un petit peu sur ces métaphores douteuses. Mais l'idée est là.
Qu'en pensez vous ?
Ce qui me parait interessant c'est que peut importe la situation, qu'elle soit mentale où physique, les deux sont mobilisés. Si je perd l'équilbre sur une poutre, l'esprit, comme le corps vont se concentrer. où lorsque je sens des larmes venir, ma gorge va se serrer,se crisper pour les retenir, et l'esprit tenter en urgence de relativiser où de s'évader, se raccrocher au souvenir d'un état serein.
Ca doit être pour ca parce que nous luttons de tout notre ensemble, que j'ai l'impression que se dégagent de cet "entre-deux" une présence plus puissante que dans le reste.
Je m'interroge est ce que l'idée, la création naît aussi dans des moments pareils à celui-là ? Ou nous nous plongeons en nous même pour persister ?
Je ne préte
