mardi 4 mai 2010

intrigues ordinaires suites


avancement de l'episode 2,
et creation du cadre dans lequel viendon s'inscrire les affiche, avec le logo de la série en guise de générique sommaire et bande annonce de l'épisode a venir en petit a la fin (emplacement pas encore sur)

tetris refait, pour unifier la série, meme couleurs, peut etre pour petit a petit rajouter des couleurs, a voir.

mardi 27 avril 2010

intrigue ordinaires// premiers essais

Nouvau projet, pour un peu de print, sortir du cinéma, pour traiter se petits suspenses quotidiens. Retrouver quelqu'un monter un meubles, etc, en imaginant que ces affiches ( A2) comme une sorte de série TV, l'équivalent des sketch de 5 minutes mais en affiche. Mettre en scène les intrigues ininteressantes du quotidien, par analogie avec des jeux de logiques, et en mettant en page et en image le dialogue ( tjs seulement avec les réponses d'une seule personne, pour favoriser l'identification du lecteur, et pousser aux suppositions sur les parties du dialogue qui manquent)
donc l'idée étnt de trouver pour chaque dialogue, un jeu a proprié, accompagné d'un systeme de signe qui renvoi à la fois a la clarification ( flèche, numéro etc) et en même temps perturbant
( trop de flèche, tue la flèche) ce qui en plus favorise la compréhension de l'enchainement du texte, c'est pas beau ca ! ? (bon le tetris est pas encore au point mais ca va venir)


vendredi 2 avril 2010

message a caractere legislatif evolution



c'est mieux déja non?
bon le violet peut etre pas...

mercredi 31 mars 2010

piste message a caractère législatif


essais temporaire, l'idée étant d'allonger la lecture, de modifier le rapport avec un message quasi quotidien. Ce qui doit être accessible de premier abord ne l'est plus. le message en est il pour autant différent ?
Ici l'idée serait de faire des carte postales,
A développer peut etre sur d'autre messages ou lois qu'on voit tout les jours. J'essaye de prendre le contrepied de mes travaux sur le cinéma, pour prendre quelque chose de fixe, et autour de ca l'amener différement.

bon sur ces premiers essais, il faut que je retravailler un peu la typo il y a des assemblage assez moche. la couleur a voir, est ce que je reste dans le ludique ? et surtout trame ou pas.
typo normale ou typo bloc ?
une série ou une seule carte ?

vendredi 26 mars 2010

script darjeling suite




plusieurs propositions, pour la 2eme double page du script, j'ai perdu la main entre temps, c'est plus trop l'même genre mais bon, après tout pourquoi pas.

triptique


jeux typo a partir du script de la célèbre scène de la douche de psychose. Psychose est un pretexte plus que le sujet des affiches. le format sera sasn doute 3 A2, peut etre en combianison avec des affiches uniquement dessiné, ou bien, la typo deviendra peinture comme pour les expérimentations précedentes.

jeudi 25 mars 2010

Suspens

montage temporaire, d'extraits de film/dessins

mardi 23 mars 2010

trailer montage dessins



montage temporaire,de mes dessin, lié par le mouvement, la forme ou la couleur.
pour le moment pas de début ni de fin défini : j'ai pas encore fini le puzzle.

lundi 15 mars 2010

definition en passant



définition que j'ai trouvé sur le blog Form, (que j'ai mis en lien d'ailleurs) blog d'une école d'arts appliqués Toulousaine. Leur sujet étaient un micro trottoir pour demander aux gens ce qu'était le design graphique. Les gens ne semblant pas faire de lien entre design et graphique. voila une des propositions tres éfficace je trouve.

lundi 1 février 2010

youhou !!!!

Il est 2h24 je suis au sommet je ma gloire. il n'y a pas de satisfaction mineure qui ne mérite pas un minimum d'auto-celebration même pour de rire.
non bon, bande annonce mensongere, premiers essais de planche pour le script. et essais typo plus aboutis.
pour le moment la typo a pas trop sa place dans la compo, pas assez lisible mais je ne désespère pas de trouver un moyen.



vendredi 29 janvier 2010

mise en page script


Pour revenir sur un projet d'édition ( et parce que j'arrive pas a mettre mes laborieux essais vidéo sur le blog) voila mes recherches typo pour la mise en page de la premiere séquence du film darjeling limited ( en vue de déclinaison sur d'autre films donc pas de signification particuliere pour le choix de ce film en dehors du fait qu'il y a i beaucoup d'action et dc de mouvement de caméra dans cette première séquence)
le principe étant de jouer sur des captures du film, des peintures ou/et dessins et typo. la typo étant formée par l'espace entre les lettres. donc autant de formes qu'il y a de combinaisons possibles. Le principe du livret sera de creer un principe de lecture qui rapelle l'idée de visionnage, visionner un livre ou lire un film si on veut. typo et image se mélant se recouvrant et se dévoilant l'un l'autre de sorte que les éléments soient inséparables, et que chaque forme ai besoin de la précédente et de la suivante pour etre comprise.
le script que j'ai trouvé étant en anglais, je l'ai gardé ainsi. histoire de continuer a manipuler des "matériaux brut" et d'intervenir que dans leur présentation.

(ne pas tenir compte des couleurs, la typo a évoluer depuis. mais l'idée c'est ca.
supperposition, fusion, combinaison de l'image : l'entre deux, incontournable. l'entre deux fondamental dans la communication. ( distance/ rapprochement, résonnance, transition, font comprendre le message. qu'ils soient entre deux lettre, deux images, graphiste et lecteur etc etc.)


mardi 12 janvier 2010

intro mémoire ?

Ma recherche porte sur le temps de l’entre deux au coeur d’une action. Le temps ou le corps est en train d’accomplir un mouvement. L’entre-deux se définit comme espace ou état intermédiaire entre deux choses. Il ne donc peut être identifié comme «entre-deux» qu’a postériori. C’est l’état imperceptible qui est la condition de la fluidité d’un mouvement. L’entre-deux représente ce qui le précède et le succède, et n’est jamais plus présent que lorsqu’il manque.
Ce temps flottant est en dehors du temps chronologique même s’il en est la condition. C’est la profondeur de l’instant : le temps de l’incertain, ou toutes les issues sont possibles encore. C’est pour moi, le moment ou les gestes des Hommes ne sont que des mouvements, le but n’apparait pas encore, les mouvements semblent gratuits, leur sens nous est insaisissables.
J’ai choisis d’articuler ma recherche sur le corps en mouvement, des corps témoins sur lesquels je cherche l’entre-deux où la gratuité temporaire du geste nous rend visible la grace d’une image qui se transforme.
C’est pour cela que je me suis orienté vers l’image cinématographique. En pensant le cinéma non pas comme moyen narratif, mais comme moyen de représentation d’une image qui mute. La technique cinématographique en elle même est un entre deux. Les images qui la composent, retranscrivent la réalité mais elles transgressent celle ci en même temps qu’elle crée l’illusion du mouvement. En tant que graphiste, mes experimentations extraites de séquence cinématographique reviendront sur les conditions mouvement cinématographique : l’intervalle entre des images fixes, puisque finalement le cinéma c’est de l’animation image par image. Les images prennent leur sens en relation avec un avant et un après. Chacune est la condition invisible de l’impression de continuité de la séquence. Mais une fois encore l’entre deux continu de nous échapper, c’est l’image et sa durée. C’est en quelque chose l’image 3, intervalle de temps qui lie la 1 et la 2 dans notre perception.

Comment alors, rendre visible l’entre deux avec des moyens graphiques, si la séquence le noit et l’immobilité l’annule ?

lundi 14 décembre 2009

C'est ca que j'dis ! c'est plus ca que j'dis

Comme auto-distinction honorifique, parce qu'il m'a fallut pour un temps ne plus être indécise et que ce fut très laborieux, je met ma petite note d'intention a vocation bilanesque sur le blog. Des redites d'avant et des éclaircissements. Du grand art. non ?

En partant du déséquilibre physique et mental comme instant ou l’on entrevoit dans l’angoisse de la chute ; notre précarité, j’en suis arrivée à voir plutôt cet instant comme celui, plus positif, ou la chute est approchante, mais pas encore effective, l’instant ou tout est encore possible. Tous les dénouements sont encore imaginables.

A partir de cet idée, je m’intéresse de faon plus générale à l’entre-deux, comme temps de flottement.
Il m’apparaît comme un temps différent, presque suspendu ; une profondeur dans l’instant, ou l’on entrevoit les suites possibles et ou des occasions apparaissent. Un temps qui présente même ce qui ne sera pas. Le temps de l’hypothèse.

Comment définir l’entre-deux, peut-il être définit sans les deux états/points/étapes qui l’entourent ?
Et donc peut-il être représenté sans eux. Il est compris entre deux étapes mais peut il être compris sans elles ?

Cerné de part en part, son début et sa fin son extérieur a lui. C’est un temps qui n’est que milieu.
Et qui ne peut être défini qu’une fois terminé.


C’est :

l’indécision, l’hésitation, avant de prendre une décision.
le temps entre la réplique du comédien et les rires de la salles.
le suspense des films.
la perte d’équilibre.
la virgule, puisque c’est un silence entre deux mot
le temps du processus
temps du déplacement, de la transformation.


à la fois furtif et ralenti. Une sorte d’attente instantané.
Je n’arrive pas a y mettre des mots qui vont ensemble puisqu’il est toujours combinaisons de plusieurs.
C’est ce vertige de tout ce qu’il peut être, ce qu’il pourrait annoncer qui m’intéresse, sa multiplicité. Et la difficulté à en rendre compte.

Je m’appuie sur le cinéma : les instants de suspense sont ralentis, le personnage va t’il courir se rattraper, tomber dans le vide où sur un matelas ? être sauvé par quelqu’un ? Le cinéma étire ce temps la pour rendre son intensité.

Mon projet consiste à explorer d’autre moyen pour retranscrire au plus proche ce temps là.
J’aimerais travailler par séquence d’image, animée ou pas, ou l’entre deux sera traitée de manière différente : autre moyen plastique, autre echelle...
Une autre piste que j’aimerais aborder serait de faire des images devant lesquelles nous ne pouvons pas nous determiner. Des images qui provoque l’indécision.

Ce thème étant très liée au temps, et à l’espace puisqu’il implique aussi le déplacement. et le toujours le rapport entre deux choses. Je pensais traiter de l’espace par la scénographie. trouver un systeme, ou il faut aller d’un chose a l’autre, ou voir a travers une autre image pour comprendre l’image.

Je pense faire, dans un premier temps, un livret de description par métaphore ( peut-etre comme la liste au dessus)
illustrée de quelques uns de mes dessins préparatoires.

jeudi 3 décembre 2009

Jill Greenberg




La photographe Jill Greenberg a pris des enfants entrain de pleurer après qu'elle leur ai enlevé des bonbons où leur doudou des mains. Elle provoque une crise de larmes qui, comme le nom de sa série de photo l'indique "End times" donne l'impression que c'est la fin du monde pour ces enfants. 
Elle traite ces photos de façon très propres, presque glacées comme des photos de magazine.
Son travail m'intéresse pour l'expression du visage des enfants. Par rapport à mon sujet le moment pris en photo ici serait la fin, la suite de l'entre deux que j'aimerais traiter. J'aimerais des photos du moment où leur expression s'est transformée. L'instant ou leurs regards à changé.
Toujours dans le même esprit capter l'énervement ou le rire, les larmes qui s'annoncent. 
Quelque chose va surgir, comme un mot qu'on a sur le bout d'la langue et qu'on peut où pas retrouver. On va peut-être,  tomber/pleurer/rire/ ou peut-être pas. 

mercredi 2 décembre 2009

Captures


Capture écran, du film Blue spring, dans lequel un groupe d'adolescent determine la hierarche du groupe par une coméptition de claquement de main. Sur le haut d’un toit, le participant se laisse tomber par derrière en exécutant le plus grand nombre de claquements de mains possible. Si la rapidité du joueur le permet, il rattrape la rampe avant de plonger dans le vide, sinon, il tombe.
Je voulais intervenir sur ces images, entre elle, venir les polluer un peu. C'est qu'un début pour l'instant.


Et deux séries de captures des moments de transition dans l'extrait de Hollywood Endings, la premiere de la fausse courtoisie à l'amertume, la deuxieme série l'inverse. ( plus difficile a saisir, puiqu'il joue sur une gestuelle qui stop nette, meme si elle est amenée avant par relachement du visage, c'est le geste de recul qu'il fait, qui tranche et change le personnage d'attitude.)

hollywood endings

je commence à travailler sur capture ou extrait vidéo ou il y a accentuation des "changements d'états", stabilité/déséquilibre, tranquillité/rage serieux/rire l'accentuation me permet de rendre plus évident le moment ou tout bascule. L'expression du visage qui se contracte ou qui se défait par exemple.

j'ai choisi cet extrait de Hollywood endings, de Woody Allen, parce que dans cette séquence il exagere beaucoup la transition. Elle est tres abrupte, d'un coup sa colère revient, il s'agite.(l'extrait est un peu long, et pour mon sujet c'est surtout à la fin qu'interviennent les sauts du professionel au personnel, mais la scene est bien en entier)

C'est par le regard qu'il démarre la transformation,qui trahit le premier,et ses gestes qui nous indiquent qu'il est redevenu le deuxieme personnage. Bien sur, c'est de la mise en scène, faite pour exagérer, mais on peut trouver la seconde qui amorce le reste.





Kairos





Le Kairos est le temps de l'occasion opportune. Il qualifie un moment.

« Maintenant est le bon moment pour agir. »


Un seconde d'éternité ou tout est possible pourvu qu'on fasse le geste adéquat pour saisir le Kairos.


Le Kairos, une dimension du temps n'ayant rien à voir avec la notion linéaire Chronos (temps physique), pourrait être considérée comme une autre dimension du temps créant de la profondeur dans l'instant. Une porte sur une autre perception de l'univers, de l'événement, de soi. Une notion immatérielle du temps mesurée non pas par la montre, mais par le ressenti.

Le Kairos est un jeune éphèbe grec qui ne porte qu'une touffe de cheveux sur la tête. Quand il passe à notre proximité il y a trois possibilités : 1) on ne le voit pas; 2) on le voit et on ne fait rien; 3) au moment où il passe je tends ma main pour saisir sa touffe de cheveux et je l'arrête (j'arrête le temps) . Kairos a donné en latin Opportunitas (opportunité, saisir l'occasion)


Le kairos se rattache à un certain type d’actions qui doivent être accomplies «à temps» et ne tolèrent ni le retard, ni l’hésitation. Si la notion de kairos est indissociable du mot grec, elle est aussi indissociable d’un contexte qui est celui de la Grèce du IVe et du Ve siècle avant J.-C. A une époque où l’action devient autonome et ne dépend plus de la volonté divine, la nécessité d’observer le kairos s’est dégagée pour les Grecs de leurs expériences dans de multiples domaines :


Le domaine médical : Les Hippocratiques ont dégagé la notion de crise, instant critique où la maladie évolue vers la guérison ou la mort. C’est à ce moment précis que l’intervention du médecin prend un caractère nécessaire et décisif.


Le domaine artistique : c’est l’infime nuance, la minime correction qui fait l’œuvre réussie. C’est devenu par voie de conséquence le moment où un artiste doit s’arrêter et laisser son œuvre vivre sa propre vie.


En rhétorique, «le kairos est le principe qui gouverne le choix d’une argumentation, les moyens utilisés pour prouver et, plus particulièrement, le style adopté» . Il désigne aussi le moment où il faut attirer l’attention des auditeurs pour accomplir un retournement de persuasion.


Le kairos opère la rencontre de deux problèmes : celui de l’action et celui du temps. Toutes ses acceptions ne sont pas temporelles (notamment celles qui se rapportent à «la juste mesure» et «la convenance») mais elles contiennent et complètent comme nous le verrons les germes d’une signification spécifiquement temporelle. Le kairos implique une vision du temps qui puisse se concilier avec une exigence d’efficacité de l’action humaine. Le kairos est un moment, mais si on comprend «moment» uniquement comme une durée mesurable qui s’étend d’un point A à un point B, on est certain de le rater. Il est d’autant plus tentant de parler d’un temps propre au kairos que les Grecs en ont fait une divinité temporelle souvent associée, voir confondue avec Chronos.


Le kairos a donc un très large champ d’application. Hésiode nous dit qu’il est «tout ce qu’il y a de mieux» et Euripide que c’«est le meilleur des guides dans toutes entreprises humaines». Il n’est cependant pas donné à tout le monde de le saisir ; il appartient au spécialiste qui, ayant des connaissances générales, est capable d’y intégrer les facteurs du moment qui vont lui permettre de saisir la particularité de la situation. Le kairos relève d’un raisonnement et il n’est pas soumis au jeu du hasard, pourtant il joue un rôle décisif dans les situations imprévisibles et inhabituelles.


Toutes les acceptions de kairos ne sont pas directement liées au temps mais toutes sont liées à l’efficacité. Quel que soit le domaine envisagé (médecine, stratégie, rhétorique … ) il renverse les situations et leur donne une issue définitive (la vie ou la mort ; la victoire ou la défaite). Il est la condition de l’action réussie et il nous apprend que paradoxalement, la réussite tient à presque rien. S’il est si difficile de le définir, cela vient aussi de ce qu’il relève du «presque rien» (Vladimir Jankélévitch, Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien, Paris, PUF, 1957).

Il échappe constamment aux définitions qu’on essaye de lui appliquer parce qu’il se trouve toujours à la jointure de deux notions : l’action et le temps ; la compétence et la chance ; le général et le particulier. Il n’est jamais tout entier d’un côté ou d’un autre. Cette indétermination est liée à son pouvoir de décision. Il retient pour chaque cas les éléments pertinents pour agir mais il ne se confond pas avec eux. Il est «libre» de changer et c’est pour cela qu’il est aussi difficile à saisir dans la pratique qu’à comprendre dans la théorie.


lundi 30 novembre 2009

experimentations




toujours sur les entre deux de mouvements
premiere série : passer de debout à assis.



a partir d'arrets sur images d'un film.

Entre-deux

Je vais faire le ménage un peu dans tout ca :
résumé des épisode précédents
corps> déséquilibre>intervalle de la chute> l'entre-deux en général.

Pourquoi l'entre-deux ? Parce qu'il est partout ou il y a deux chose comme son nom l'indique. C'est le trajet entre un point et un autre, une position et une autre
c'est quand plusieurs chutes sont encore possibles :
c'est le suspense et l'histoire du film,
les poses entre les poses clés en animation,
c'est le voyage en avion plutot que l'arrivée .
C'est le milieu, la diagonale, le gris.
c'est l'indécision, l'hésitation.

Dans le film La haine, un personnage répète, "l'important c'est pas la chute c'est l'atterrissage. "
Mais le film raconte la chute pas l'atterrissage, la fine est abrupt, violente. Le film pose les conditions de cette fin. L'histoire fait le lien entre la situation et le dénouement. Il montre la chute pour amener l'atterrissage.

Je vais imaginer que ce qui est important c'est l'entre-eux, parce qu'il y a beaucoup plus d'espace/temps/action dans l'intervalle que dans son origine et son but.

Ca m'intéresse parce qu'il y a une part d'incertain, d'imprévisible dans l'entre-deux. Un moment hésitant entre tout les points de chute possible. Un instant interrogatif.

Pour l'instant j'ai un angle d'attaque de l'entre deux sur le déséquilibre mais j'aimerais diversifier. Travailler autour d'extrait de film. de capture d'écrans. Inventorier différents entre deux, appartenant a des champs différents de nos vies. A voir.


mardi 24 novembre 2009

"Le chaos des exceptions sans lois"

" On peut comprendre maintenant pourquoi la vie est relativement pauvre en monstres. C'est que les organismes ne sont capables d'excentricités de structure qu'à un court moment du début de leur développement. Mais pourquoi avoir dit du fantastique qu'il est un monde, s'il est vrai qu'un monde, un cosmos, c'est un ordre? En fait, nous avons voulu dire que le fantastique est capable de peupler un monde. La puissance de l'imagination est infatigable, inépuisable. Comment ne le serait-elle pas? L'imagination est une fonction sans organe. [...] Elle déforme ou réforme incessamment les vieilles images pour en former de nouvelles; On voit ainsi que le monstrueux, en tant qu'imaginaire, est proliférant. pauvreté d'un côté, prodigalité de l'autre, telle est la raison de maintenir la dualité de la monstruosité et du monstrueux.
la 2ème raison est au principe de la première. La vie ne transgresse ni ses lois, ni ses plans de structure. Les accidents n'y sont pas des exceptions, et il n'y a rien de monstrueux dans les monstruosités. "Il n'y a pas d'exceptions dans la nature", dit le tératologiste à l'âge positif de la tératologie. mais cette formule positiviste qui définit un monde comme système de lois ignore que sa signification concrète lui est donnée par sa relation à la signification d'une maxime opposée, que la science exclut mais que l'imagination applique. cette maxime donne naissance à l'anticosmos, au chaos des exceptions sans lois. Cet antimonde, quand il est vu du côté de ceux qui le hantent après l'avoir créé, y croyant tout exceptionnellement possible - oubliant de leur côté que seules les lois permettent des exceptions - cet antimonde, c'est le monde imaginaire, trouble et vertigineux du monstrueux."

Canguilhem, La connaissance de la vie, " La monstruosité et le monstrueux".